FAQ
- Combien voulez vous de caméras ?
Le nombre de caméras dépend évidemment de l’importance du site à équiper.
- Caméras dômes ou caméras "classiques" ?
Les caméras dômes fixes présentent l’intérêt d’une meilleure présentation. Elles sont plus
discrètes et plus esthétiques. Il est plus difficile de voir la zone de surveillance.
Les dômes fixes se posent généralement au plafond (tête en bas). Certains dômes se
posent sur un mur. Les dômes qui se fixent au mur et au plafond doivent avoir un objectif
interne orientable sur trois axes.
Les caméras classiques sont moins discrètes. Elles laissent deviner la zone surveillée (ce
qui est parfois souhaitable). Certains modèles sont dotés d’une bague (monture CS) qui
permet de changer d’objectifs. Elle sont facilement intégrables à des caissons étanches
pour une pose en extérieur.
- Les caméras vont-elles être fixes ou mobiles ?
N’oubliez pas que, sauf pour les caméras dotées de fonction de ronde, il faut un opérateur
pour s’occuper de caméras mobiles. Pour tout ce qui concerne la vidéosurveillance
"automatique" (enregistrement continu et pas de personnel dédié), des caméras fixes sont
préférables.
Les caméras mobiles ou caméras PTZ (Pan Tilt Zoom) peuvent se présenter sous forme
de tourelles apparentes (on voit le mouvement) ou sous forme de dômes encastrables
(l’objectif bouge derrière une bulle). Dans tous les cas lorsque ces caméras sont placées
en extérieur il faut ajouter un dôme de protection étanche supplémentaire.
En cas de ronde, il faut vérifier que la caméra supporte mécaniquement des mouvements
répétés et fréquents. Les caméras à courroie ne supportent généralement pas de ronde
permanente. Les caméras à entrainement electro-magnétique sont plus adaptées aux
rondes permanentes
Un critère de choix peut également être l’absence de butée des caméras. Certaines
caméras PTZ permettent un mouvement continu sur 360°. Certaines caméras offrent un
paliatif à la présence de butée, c’est l’auto-flip (basculement de la tête et retournement
automatique de l’image) qu permet de continuer le mouvement avec une très courte
interruption.
Certaines installations demandent la mise en oeuvre de zones de masquage sur des lieux
privés. Dans le cas de caméras mobiles, la caméra doit disposer de la fonction de
masquage dynamique (le cache reste sur la zone à masquer quelle que soit la position ou
le facteur de zoom adoptés).
- Quel champ doit couvrir chaque caméra ?
Les caméras sont dotées d’objectifs fixes ou varifocale. Les objectifs fixes ont un angle de
vision approximatif de 50° (variable suivant les marques).
Les objectifs varifocales permettent un réglage manuel initial de l’angle de prise de vue.
Un varifocale "standard" couvre généralement des angles de 80° à 30°. Il existe des
varifocales de type téléobjectif qui couvrent des angles de 30 à 5°.
Si l’on veut surveiller une scène de largeur L en positionnant la caméra à une distance l de
cette scène, l’angle a est donné par la formule a = 2 tg(inv) L/2l
tg(inv) étant la tangente inverse. Exemple pour surveiller une scène de 40 m de large à 70
m de distance : a = 2 tg(inv) 40/2×70 = 2 tg(inv) 2/7 = 31,9°
- Les caméras vont elles être exposées à la lumière du jour ?
Les caméras utilisant des capteurs CCD ont besoin d’un auto-iris pour supporter la
lumière du jour. Pour les caméras dotées d’un capteur Cmos la capacité d’utiliser la
caméra en lumière du jour dépend des spécifications du constructeur.
L’exposition à la lumière du jour d’une caméra non prévue à cet effet provoque des
dommages irréversibles sur le capteur (non pris en garantie).
- Les caméras vont-elles avoir à filmer en faible lumière ?
La sensibilité mini des caméras est donnée en lux.
Les caméras équipées de capteurs CCD sont en général plus sensibles que les caméras
dotées de capteurs Cmos.
A égalité de technologie employée, les caméras mégapixel sont toujours moins sensibles
que les caméras classiques.
Si vous devez filmer la nuit, le plus simple est de prévoir un éclairage permanent à faible
consommation (néon ou LEDs). Il est également possible d’utiliser des projecteurs
commandés par un détecteur (de mouvement, d’ouverture, etc) mais il faut savoir que
cette technique provoque un effet d’éblouissement (image blanche pendant plusieurs
secondes)
Certaines caméras sont jour/nuit (Axis 221, par ex). Elles supportent de plus basses
luminosités (0,5 lux pour une caméra Axis 221) et sont sensibles aux infrarouges.
En cas d’utilisation de caméras infrarouge ne pas oublier de prévoir un éclairage
infrarouge. Il existe des projecteurs infrarouges qui s’allument automatiquement lorsque la
lumière est inférieure à un seuil donné (détecteurs crépusculaires). Lorsque la caméra
filme en infrarouge, l’image est en noir et blanc. Elle repasse en couleur lorsque la lumière
est suffisante. La lumière infrarouge n’est pas visible à l’oeil nu
Lorsqu’une caméra infrarouge filme de jour, le rayonnement infrarouge "naturel" de la
scène s’ajoute au spectre visible et risque de modifier les couleurs. Pour éviter ce
phénomène, certaines caméras sont équipées d’un filtre qui élimine les infrarouges durant
le jour et qui se retire automatiquement durant la nuit (IR cut filter).
Certaines caméras proposent des systèmes d’amplification du signal qui permettent de
filmer en très faible luminosité sans éclairage infrarouge (Panasonic).
- Les caméras sont-elles intérieures ou extérieures ?
En cas de milieu hostile, besoin de caissons de protection thermostatés et résistant aux
projections liquides (normes IP65 ou IP66).
Certaines caméras sont directement IP66 d’autres demandent des équipements
supplémentaires, des caissons pour les caméras classiques, des dômes de protection
pour les caméras motorisées et pour les caméras dômes fixes.
Lorsqu’une caméra est exposée en plein soleil, il est préférable que le caisson dispose
d’un double toit. Pour les climats très chauds, il existe des caissons spéciaux ventilés.
- Faut-il récupérer des caméras analogiques existantes ? Combien ?
Si oui, il faut prévoir des serveurs de caméras, qui permettent de transformer le signal PAL
sur cable coaxial en vidéo IP sur cable Ethernet.
Certains serveurs de caméras peuvent convertir simultanément le signal de plusieurs
caméras analogiques. Il existe aussi des solutions en rack 19" capables de traiter jusqu’à
48 caméras analogiques.
Si les caméras analogiques à récupérer sont mobiles, il faut vérifier que le serveur de
caméra est capable d’assurer le pilotage de la caméra. Le serveur de caméra doit
disposer d’une interface sérielle à la norme RS485. Il faut aussi vérifier que le serveur de
caméra supporte bien le modèle précis de la caméra analogique à convertir. Les caméras
mobiles analogiques utilisent en effet des protocoles PTZ propriétaires.
Enregistrement
- Combien de caméras vont être enregistrées ?
Determinez le nombre total de caméras qui vont être enregistrées.
- Dans quelle résolution les caméras vont-elles être enregistrées ?
Entre une image en 320 x 240 pixels et une image en 640 x 480 la taille est multipliée par
3 environ (images de 10 à 30 Ko).
De plus en plus de caméras sont disponibles en megapixel (taille totale de l’image
supérieure à un million de pixels). Dans ce cas la taille d’une image peut atteindre 100 Ko.
- Pendant combien de temps les images vont-elles être conservées sur le disque ?
Le maximum légal est de un mois. Les images sont généralement apurées cycliquement
(effacement des plus anciennes) par le serveur.
- A quelles heures les caméras vont-elles enregistrer ?
Détermination d’un calendrier hebdomadaire d’enregistrement par demi heure pour
chaque caméra.
- Quel va être le rythme d’enregistrement ?
6 images par seconde est souvent suffisant en vidéosurveillance humaine.
La loi française impose 12 images par seconde dans certains cas dans les lieux ouverts
au public On peut monter jusqu’à 25 ou 30 images par seconde si le besoin s’en fait sentir
(surveillance de machines ou de mouvements rapides). Le rythme d’enregistrement
impacte directement la taille occupée sur le disque.
- Certaines caméras vont-elles enregistrer sur alarme ? A quelles heures ?
La plupart des caméras permet d’enregistrer sur une alarme (contact sec, détecteur de
présence ou détection de mouvement dans l’image). Ce dispositif permet de réduire
fortement le volume d’enregistrement. Encore faut-il que la disposition des lieux,
l’éclairage et l’activité normale dans la zone surveillée permettent de détecter facilement
un évènement inhabituel.
Il sera souvent utile de prévoir un calendrier hebdomadaire d’enregistrement sur alarme
(périodes pendant lesquelles le mode alarme est actif).
- Quel va être le rythme d’enregistrement sur alarme ?
On peut prévoir pour un enregistrement sur alarme un calendrier et un rythme différents
de l’enregistrement permanent. Par exemple enregistrement sur alarme à 10 images par
secondes les nuits et les week end et enregistrement permanent à 6 images par seconde
en semaine pendant les heures ouvrées.
Cablage et postes d’exploitation
- Y a t-il un câblage réseau Ethernet TCP/IP existant ?
Si non, prévoir un schéma de cablage et déterminer les techniques à utiliser. Toutes les
techniques réseau peuvent être utilisées : cablage Ethernet, fibre optique, liaisons WiFi,
liaisons radios directionnelles, courants porteurs (CPL) etc.
- Y a t-il une alimentation secteur à proximité des caméras ?
S’il n’y en a pas, il est possible d’alimenter les caméras avec le cable Ethernet. Pour cela il
faut utiliser des switchs POE (Power Over Ethernet) qui injectent du courant 48 V alternatif
sur les paires Ethernet. On peut aussi utiliser des switchs classiques et des injecteurs
POE qui jouent le même rôle.
Du côté de la caméra, deux possibilités. Soit la caméra est compatible POE ce qui veut
dire qu’on peut l’alimenter directement avec le cable Ethernet, soit la caméra n’est pas
compatible POE et il faut dans ce cas ajouter un séparateur.
La norme POE 802.3af permet d’alimenter des caméras consommant jusqu’à 15 W. Il faut
toutefois vérifier la puissance maxi supportée par les switchs ainsi que celle supportée par
les séparateurs (qui sont parfois limités à 10W). La plupart des caméras fixes
consomment moins de 10 W. En revanche les caméras motorisées ont généralement
besoin de puissances supérieures à 15 W (sauf exception comme la Panasonic NS 202)
Ont peut dans ce cas utiliser des injecteurs et des séparateurs "High Power" qui peuvent
supporter jusqu’à 30 W.
- La surveillance va t-elle se faire à partir de postes du réseau d’entreprise ? ou bien
y aura t-il un réseau de surveillance dédié et séparé du réseau d’entreprise ? ou
bien les deux ?
Dans tous les cas, il est conseillé de constituer un réseau de caméras, séparé du réseau
d’entreprise (autre classe d’adresses).
Les serveurs de vidéosurveillance CamTrace, équipés de deux cartes réseau permettent
d’accéder aux images à partir du réseau d’entreprise tout en maintenant une isolation
parfaite entre les deux réseaux (routage désactivé).
Les postes dédiés à la sécurité (poste de garde) peuvent être raccordés au réseau de
sécurité qui héberge les caméras.
- Comment va être organisée la visualisation des images ? Depuis combien de
postes ? Combien d’images seront visualisées par poste ? Dans quelle taille ?
Ne pas oublier qu’en vidéo sur IP, un poste de visualisation est obligatoirement un PC, et
ne peut pas être un moniteur analogique.
Un PC peut avoir plusieurs écrans (deux à quatre), mais le nombre de vue simultanées est
limité par le processeur (c’est le poste client qui décompresse les images "à la volée").
Déterminez la taille souhaitée des images, par ex : 320 x 240, 640 x 480, 704 x 576.
Pour décompresser 4 flux d’images en 640 x 480, un poste client "moyen" va utiliser 100%
de la CPU (processeur). Si on lui demande plus de vues, le rythme d’affichage ralentira
jusqu’à devenir saccadé.
Pour réaliser un "mur" d’écran il faut utiliser la fonction offerte par les logiciels serveurs de
vidéosurveillance. CamTrace permet de piloter des PC passifs qui servent d’écrans
d’affichage.
- Va t-il y avoir une visualisation externe ? Si oui quel type de connexion est
disponible ?
Dans le choix de l’abonnement Internet / ADSL c’est la vitesse de remontée ou "upload"
qui est importante. Les nouvelles offres en fibre optique promettent des vitesses d’upload
allant jusqu’à 100 Mb/s (moyennant supplément d’abonnement). Ce sont les meilleures
offres disponibles quand on a la chance d’être dans une zone de couverture.
Sinon, il faut préférer les offres à 20 Mb/s qui offrent des vitesses de remontée allant de
800 Kb/s jusqu’à 1 Mb/s.
Pour les zones qui ne bénéficient pas de ce type de liaisons il faut au moins essayer
d’obtenir du 256 Kb/s en montée (abonnements à 1 ou 2 Mb/s en descente)
Autres possibilités : RNIS 128 Kb/s ou ADSL privé (sans connexion à l’Internet) ou ligne
spécialisée.
- Certains utilisateurs auront-ils des droits réduits sur la visualisation ou
l’enregistrement de certaines caméras ?
Un des apports de la vidéo sur IP consiste à pouvoir donner l’accès à la vidéo à plusieurs
plusieurs utilisateurs simultanément à partir de leur poste de travail habituel.
Après avoir constitué la liste des caméras, établir des groupes d’utilisateurs en fonction de
leurs droits sur chaque caméra, notamment en visualisation et en enregistrement.
Aspects légaux
- Les caméras vont-elle filmer un lieu public ou « ouvert au public » ?
Tout dispositif de vidéosurveillance dans un tel lieu est soumis à la demande d’une
autorisation préfectorale. La voie publique, une boutique, une banque ou un magasin sont
des lieux ouverts au public. Un entrepot, une usine, des bureaux, ne sont pas des lieux
ouverts au public.
- Quels sont les buts poursuivis ?
La vidéosurveillance dans les lieux publics peut être employée pour des raisons de
sécurité des biens et des personnes (vols, dégradations, agressions).
Le champ d’application est plus vaste en vidéosurveillance privée (surveillance du travail)
sans qu’il puisse être porté atteinte à la vie privée du personnel.
- Pendant combien de temps peut-on conserver les images ?
La loi prévoit un maximum d’un mois dans le cas d’enregistrements intervenant dans un
lieu ouvert au public. Le texte est imprécis dans les autres cas.
Les images peuvent bien entendu être conservées plus longtemps en cas d’ouverture
d’une procédure devant la justice.
- Qui faut-il informer lors de la mise en place ?
Le personnel de l’entreprise concernée doit être préalablement informé de l’existence et
de l’emplacement des caméras. Il en va de même du comité d’entreprise pour les
entreprises de plus de 10 salariés.
Le personnel n’a pas a être informé de la mise en place de caméras dans un lieu ou il
n’est pas censé se rendre (jurisprudence arrêt du 31 janvier 2001 ).
Si le lieu est ouvert au public, ledit public doit être informé de manière « claire et
permanente »
- Faut-il faire une déclaration à la CNIL ?
Théoriquement si les enregistrements de vidéosurveillance n’aboutissent pas à la
constitution d’un fichier nominatif, il n’est pas nécessaire de les déclarer à la CNIL.
Toutefois il semble que la CNIL cherche a étendre ses prérogatives dans le domaine de la
vidéosurveillance en exigeant une déclaration. Il peut donc être plus prudent de déclarer
malgré le flou juridique sur la question.